Jeudi 24 juin 2010
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Lors de la Coupe du monde 2010, après avoir tenu des propos injurieux envers Raymond Domenech à la mi-temps du match Mexique-France, Anelka est exclu de l’équipe de France pour le reste de la
compétition. Cette affaire a provoqué une grande indignation dans les médias et parmi les acteurs de la vie politique française.
Ces faits peuvent aisément être comparés avec l’altercation de Nicolas Sarkozy et du citoyen visiteur du Salon de l’agriculture en 2008. Le chef de l’Etat avait provoqué un tollé en lançant
« Casse-toi, pauv’ con ! » à cet homme qui refusait de lui serrer la main. Dernièrement, un jeune homme qui s’était essuyé la main sur son pull après avoir serré celle du
président. « Fais pas le malin, toi ! », lance-t-il à cet inconnu lors d’un bain de foule. Ces petites phrases ont écorné un peu plus le style présidentiel.
Toujours dans le domaine des injures, le jugement historique du 4 juin 2010 qui a condamné M. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur en exercice pour injure raciste. Pour
M. Hortefeux, les « Arabes » sont une source de problèmes. Il a, en effet, déclaré : « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des
problèmes. »
Sans oublier les dégâts du « grand débat sur l’identité nationale » qui a normalisé des propos racistes et xénophobes de certains membres du gouvernement.
Personne n’a oublié les déclarations de Nadine Morano du 14 décembre 2009. Elle a affirmé : « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays,
c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. » Cette déclaration crée un scandal dès le lendemain, le propos étant décrit
comme diffamatoire nourrissant l’amalgame entre les musulmans et les jeunes des banlieues défavorisées.
Pendant ce mondial de football, Raymond Domenech et la fédération française de football ont laissé les joueurs de l’équipe de France faire ce que bon leur plaisait comme la société française
laisse les gens qu’elle a élus faire ce qu’ils veulent : Jean Sarkozy à l’EPAD, le droit d’honneur d’Eric Besson aux journalistes, cigares à 12000 euros de Christian Blanc, rapport de
Christine Boutin, l’hébergement des proches de Fadela Amara aux frais du contribuable dans son logement de fonction, jet privé hors de prix pour Alain Joyandet, demi-sœur de Carla Bruni en stage
à l’Elysée, scandale de l’argent de Liliane Bettencourt, …
L’équipe de France de football actuelle, avec son côté bling-bling et ses déboires, semble décevoir les Français mais pourtant et plus que jamais, elle est le reflet des membres du gouvernement,
et marque l’ère du Sarkozysme. Roselyne Bachelot l'a dit elle même à l'assemblée : un entraîneur/président désemparé, des joueurs/ministres caïds immatures...
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